Réflexions sur l’éducation: erreurs académiques

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Les élèves de l’OMS développent un fort sentiment d’estime de soi et d’accomplissement de soi pendant qu’ils se renseignent, font enquête et découvrent plutôt que d’écouter des leçons, mémoriser des informations et écrire des tests. Voici comment les environnements d’apprentissage, minutieusement préparés dans notre école, combinés à la philosophie de l’éducation de la dre Montessori, font une différence durable pour les diplômés de l’école secondaire l’Element.  
 
Les quatre façons les plus importantes par lesquelles l’OMS a un effet sur de développement positif de chaque élève sont : 
  1. Fournir un environnement sécuritaire qui permet de faire des erreurs académiques.
  2. Fournir un environnement sécuritaire qui permet de faire des erreurs sociales.
  3. Utiliser des méthodes d’apprentissage constructives.
  4. Utiliser des méthodes d’évaluation non stigmatisantes. Apprendre de ses erreurs est considéré de façon générale, comme un signe de croissance positif.  
 
Lorsque les gens font une erreur, ils réalisent les conséquences et trouvent une solution au problème. C’est alors qu’ils grandissent. La conception de soi d’une personne qui se fonde sur la réflexion pour résoudre un problème est le meilleur indicateur de succès à long terme. Ce concept sera présenté en quatre parties.
 
PARTIE 1 : ERREURS ACADÉMIQUES
 
Theodore Sizer, réformateur dans le domaine de l’éducation, croyait que notre société produisait des personnes qui ne réfléchissent pas. Au cours de la recherche de l’absence d’erreurs, on encourage les élèves à mémoriser les connaissances de base, le niveau le plus bas de l’apprentissage selon la taxonomie de Bloom qui porte sur le questionnement par niveaux (qui, quoi, où plutôt que décrire, analyser et évaluer). Il est moins risqué de répéter des faits de mémoriser et de se voir assuré de bonnes notes plutôt que de prendre le risque de développer une pensée divergente qui peut différer de la «bonne» réponse, l’élève risquant ainsi d’obtenir une mauvaise note. On demande à l’élève de donner la bonne réponse lors d’un test ou d’un examen et ces réponses deviennent l’objectif éducationnel.  
 
Qu’est-ce qui est différent dans une classe Montessori? 
 
Comme plusieurs d’entre vous l’ont remarqué à l’OMS, nous mettons l’accent sur le processus du cycle d’apprentissage et le produit ou les réponses sont un objectif secondaire. Dans chaque séquence d’apprentissage, les élèves passent une période de temps considérable à explorer le processus : les interactions avec le matériel, les essais et les erreurs, tester leurs pensées et finalement découvrir la procédure et la solution par eux-mêmes. Une fois que les élèves se sont «véritablement approprié» leur apprentissage à travers le processus, l’accent est alors mis sur le produit. Ceci est extrêmement important dans le monde d’aujourd’hui, où on dit que 90 % de ce que l’enfant aura besoin d’apprendre dans sa vie sera découvert pendant sa vie. Pour se garder au courant de l’information changeante dans un monde qui évolue rapidement, le processus d’apprentissage fondé sur «la façon d’apprendre» sera l’outil nécessaire à une vie réussie dans le monde réel. Ultimement, pour un élève, le fait de connaître le processus de résolution de problèmes aura une plus grande valeur dans toute situation (mathématiques, une expérience, un débat de classe, un conflit dans une situation sociale). Les concepts et la technologie comme informations courantes deviennent obsolètes au cours de la décennie qui suit et le processus aura préséance en étant LA méthode d’apprentissage.
 
Une autre avenue qui encourage les élèves à tirer profit de leurs erreurs est l’interaction avec l’enseignant comme entraineur. Selon le philosophe et éducateur Mortimer Adler, être entraineur signifie donner une rétroaction descriptive qu’un enseignant peut donner lorsque le ratio enseignant et élève est petit. Pour les élèves plus jeunes, cela peut se produire lorsqu’un enseignant amène un élève à considérer d’autres possibilités pour l’utilisation du matériel à travers le questionnement plutôt que de lui en faire la demande ou la suggestion. L’élève garde un sentiment de dignité dans ce type de rétroaction, car il réorganise le matériel dans le but de trouver une solution par lui-même. Pour un élève plus âgé, cela peut se produire lorsqu’un enseignant, assis à ses côtés révise un écrit avec l’élève. L’échange qui a lieu au cours du processus de révision est inestimable. Cette interaction consistante et positive amène les élèves à croître vers un plus haut niveau d’apprentissage, et les erreurs ou les fausses conceptions sont les avenues de croissance plutôt que celles d’une expérience négative.

 
Dans une classe Montessori, le ratio enseignant et élève est bas de sorte que l’enseignant agit comme entraineur auprès des élèves. La dre Montessori parlait de l’enseignant comme étant un directeur, indiquant ainsi que l’objectif n’est pas de dispenser des connaissances ou «remplir une tête vide», mais de diriger, d’entrainer et d’inspirer les élèves à travers leur propre découverte de la connaissance. Les élèves qui sont guidés dans leur apprentissage et qui ont des interactions continues et positives avec l’enseignant à leur niveau académique ont une estime de soi positive. À l’OMS Montessori, nous bâtissons une communauté d’apprenants qui :
  • participent activement dans le processus de découverte de l’apprentissage
  • bénéficient des erreurs qu’ils voient comme étant un détour vers la solution
  • peuvent transférer avec compétence les habiletés apprises dans une leçon et les appliquer à une nouvelle situation
  • manifestent un sentiment de confiance dans les habiletés qui leur permettre de  résoudre des problèmes.  
 
Chaleureuses salutations,
 
Gregory Dixon
Directeur de l’école
 
 
Visionnez un article informatif au sujet du contrôle de l’erreur dans la pédagogie Montessori. <Cliquez ici>.